Vous voulez être présent sur les marchés aux États-Unis? Voilà par où commencer.

AGOA session participants at the U.S. Embassy in Abuja
AGOA session participants at the U.S. Embassy in Abuja

Que doivent faire les entrepreneurs africains pour que leurs produits puissent bénéficier des avantages conférés par la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique? Une téléconférence sur cette loi commerciale, AGOA and the Future, diffusée le 14 août 2019 dans trois ambassades des États-Unis, à Abuja, à Accra et à Lusaka, leur a permis d’explorer cette question et de se familiariser avec d’autres aspects de l’AGOA.

Commencez par penser local, agir local

Krishma Nayee, fondatrice et PDG de la société Zamroot, qui fabrique des produits issus du moringa, a conseillé aux chefs d’entreprise africains de tout le continent de se concentrer sur les besoins du marché et sur les sujets qui les interpellent avant d’envisager l’admissibilité à l’AGOA.

Krishma a commencé à s’intéresser aux produits à base de moringa quand elle a remarqué que sa mère, qui est diabétique, consommait ce superaliment. Elle s’est alors lancée dans des années de recherche pour mieux comprendre le marché.

AGOA session participants at the U.S. Embassy in AbidjanLa jeune femme a conseillé aux entrepreneurs de penser à l’emballage, au logo et au design de leurs produits : cela montre aux clients qu’ils ont bien préparé leur affaire.

Yaganoma Baatuolkuu, fondatrice et directrice générale de la société de transformation alimentaire Wanjo Africa Ltd. et Mandela Washington Fellow en 2016, a abondé dans le même sens et exhorté les entrepreneurs à penser local lorsqu’ils montent leur entreprise.

Elle a souligné l’importance de construire son produit et sa clientèle sur le continent avant d’exporter aux États-Unis.

Apprenez tout ce que vous pouvez

Vital Sounouvou, fondateur et PDG d’Exportunity Group et Mandela Washington Fellow en 2014, a mis l’accent sur l’importance des études de marché en s’appuyant sur ses relations avec les fournisseurs et les vendeurs en Afrique.

Il a expliqué que les entrepreneurs devaient comprendre les caractéristiques techniques des produits qu’ils vendent parce que les règles de l’AGOA diffèrent considérablement en fonction des catégories d’articles. Par exemple, les produits qui ne pèsent pas lourd, comme les vêtements, coûtent moins cher à expédier sur les marchés américains.

Vital a également conseillé aux entrepreneurs qui souhaitent commercer dans le cadre de l’AGOA de différencier leurs produits par tous les moyens possibles.

Sur les marchés américains, a-t-il ajouté, les entrepreneurs doivent tenir compte de tous les autres produits semblables aux leurs qui sont offerts aux clients et trouver les moyens de se démarquer de la concurrence.

Son conseil : présenter sous la forme d’une histoire captivante la manière dont on en est arrivé à créer son produit.

Par exemple, beaucoup de clients sur les marchés américains s’intéressent à l’histoire des produits, en particulier leur origine et ce qui a motivé leur création, a expliqué Vital.

Se trouver des partenaires

Yaganoma a elle aussi souligné l’importance d’une étroite collaboration, tant avec ses clients qu’avec les agents publics, quand on veut commercialiser ses produits dans le cadre de l’AGOA.

Avant de se tourner vers les États-Unis, elle a sollicité les commentaires de ses clients sur ses produits et elle en a tenu compte. Elle a également noué des liens avec des représentants du gouvernement pour ne pas perdre son temps à concevoir un produit qui ne répondrait pas aux normes exigées.

AGOA session participants at the U.S. Embassy in AccraYaganoma a également recommandé aux entrepreneurs de participer à des salons professionnels pour mieux comprendre les besoins du marché.

Le pôle de l’USAID pour le commerce et l’investissement en Afrique australe (Southern Africa Trade and Investment Hub) est une autre ressource à la disposition des entrepreneurs de tout le continent, comme l’a expliqué Andrea Donnally, responsable de haut niveau du département d’État des États-Unis pour le commerce et l’investissement. Son personnel offre des formations sur les conditions à remplir pour vendre sur les marchés américains.

Outre le pôle situé à Pretoria, l’USAID en a établi deux autres, l’un à Accra et l’autre à Nairobi. Là, les entrepreneurs peuvent avoir accès à ces ateliers et à d’autres ressources.

Pour sa part, Krishma a encouragé les jeunes dirigeants d’entreprises à tenir bon en dépit des revers inévitables parce que c’est parfois dans les mauvais moments qu’on crée les meilleurs produits.

Vous voulez en savoir plus sur l’AGOA? Lisez notre guide sur La Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) et explorez nos ressources commerciales sur notre page YALIEntrepreneurs.

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