Les joies du bénévolat 1ère partie — Faire du bénévolat, qu’est-ce que ça veut dire?


 

Transcription en Français [PDF 185kB]

Par Mimshach Obioha, participante au programme Mandela Washington Fellowship 2016, et Celestina Obiekea, participante au centre de leadership régional YALI d’Afrique de l’Ouest, à Accra

Le bénévolat est l’acte qui consiste à se mettre au service d’une cause par altruisme, gratuitement et sans y être obligé. Il s’agit de donner de son temps à une bonne cause, en particulier pour aider une organisation, votre collectivité ou une personne sans lien de parenté avec vous. Les personnes qui s’engagent dans ce type d’activité sont des bénévoles.

Un bénévole est une personne qui donne volontairement de son temps et de son énergie pour promouvoir une bonne cause ou aider un organisme à travailler plus efficacement.

Par exemple, quand vous apprenez qu’une école de votre quartier manque d’enseignants, vous décidez de proposer vos services gratuitement trois fois par semaine pour aider à instruire les enfants. Ou alors, vous décidez avec des amis d’apporter votre concours à une entreprise sociale, sans être rémunérés : tout ça, c’est du bénévolat.

La notion du don de soi pour le bénéfice d’autrui a ses origines dans les premières sociétés africaines, qui étaient fondées sur des normes et des bases morales solides. Les mots pour décrire ce concept varient selon les cultures. L’un des termes utilisés est kujitolea, le mot kiswahili pour service, c’est-à-dire le don de soi pour le bien des autres. Un concept similaire, ubuntu, dérivé de la culture bantoue, illustre les origines historiques de l’entraide et du soutien mutuel en vue de l’épanouissement de l’esprit humain (botho/ubuntu). De même, au Botswana, divers termes sont utilisés pour décrire cette philosophie, y compris boithaopo, mot qui s’applique au bénévolat et se réfère à l’acte d’aider son prochain ; tirelo (une action faite pour les autres) ; ou go thusa batho, qui signifie tout simplement aider les autres. Les croyances et pratiques culturelles traditionnelles encourageaient la responsabilité collective, la solidarité et la réciprocité ; ces idées étaient fondamentales pour exprimer l’humanité d’une personne à travers ses relations sociales avec les autres.

Le concept moderne du service des jeunes peut de même être attribué aux pratiques culturelles consistant à organiser par groupes d’âge les jeunes qui étaient mobilisés pour la défense de la communauté et le développement de l’infrastructure par le biais d’activités telles que la construction de routes, une pratique populaire parmi les Igbos du Nigeria et aussi au Kenya. Dans certains cas, ces principes continuent de sous-tendre les programmes nationaux de service des jeunes en Afrique. Un autre exemple est la pratique traditionnelle dans certains pays d’Afrique australe, tel le Zimbabwe, qui consiste à travailler dans les champs de ceux qui ne sont pas en mesure de s’occuper de leurs cultures pour des raisons indépendantes de leur volonté, par exemple en cas de maladie ou de décès. Le Zundera Mambo est une ancienne forme de bénévolat selon laquelle des villageois vont travailler de leur plein gré dans les champs de leurs voisins une journée par semaine.

En outre, le bénévolat a été facilité par des organisations nationales et internationales qui ont contribué de manière significative au développement de l’Afrique et à l’édification des nations après l’indépendance. En résumé, le service et le bénévolat pour le bien public – façonnés par les croyances, valeurs et pratiques culturelles de soutien familial, d’entraide et de réciprocité qui ont concouru de façon importante à la cohésion sociale des sociétés – ont un long passé en Afrique.

Le bénévolat peut prendre diverses formes. En voici quelques exemples :

  • Le bénévolat communautaire consiste à faire du bénévolat dans le cadre de programmes, structurés de manière formelle ou non. Il s’exerce à l’échelle locale. Il s’agit de servir des personnes dont les conditions de vie sont similaires à celles des bénévoles et de leur apporter de l’aide, des soins et du soutien.
  • Le bénévolat international s’est développé sous l’effet de l’accroissement des déplacements et de la communication entre les personnes et les pays; ce type de bénévolat implique un mouvement mené principalement par des personnes qui se mettent au service d’autrui dans un pays autre que le leur.
  • Le bénévolat professionnel comprend le bénévolat par des personnes ayant des qualifications particulières ainsi que le bénévolat par des employés dans le cadre d’un programme de responsabilité sociale d’entreprise (RSE). Les bénévoles retraités sont également inclus dans cette catégorie.

Grâce à la technologie, vous n’avez pas besoin d’être sur place pour apporter un concours substantiel. Si vous possédez des compétences pertinentes, vous pouvez faire du bénévolat sans être sur le terrain dans le cadre de projets ou dans des organisations. Évidemment, il faut être présent en personne quand on mène une campagne de sensibilisation en milieu rural, par exemple. Mais ce n’est pas le cas si vous offrez vos services en qualité de rédacteur, de graphiste ou de publiciste sur les réseaux sociaux. Votre travail peut se faire en ligne tant que vous avez accès à l’internet. Autrement dit, le bénévolat peut être très souple, tant pour le bénévole que pour la cause.

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